Manoir de la Grand’Cour

Saint-Avertin · XVII–XIX · Château

Manoir de la Grand’Cour
Image — ManuD, CC BY-SA 3.0

Manoir de la Grand'Cour est un manoir situé à Saint-Avertin, Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Les campagnes de construction relevées datent des 17e, 18e et 19e siècles. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques. Données issues de la base Mérimée du ministère de la Culture.

Fiche

Pays
France
Département
Indre-et-Loire
Commune
Saint-Avertin
Siècles
XVII–XIX
Protection
Monument historique inscrit
Référence
PA00098058

Extrait du registre

Le manoir de Grand’Cour, remontant en partie au 17e et 18e siècles, est maintenant intégré à l’agglomération de Saint-Avertin, sur la rive sud du Cher, à 6 km de Tours, dans les vestiges d’un parc boisé en grande partie loti au début des années 1970. Le portail d’accès est inscrit sur l’I.S.M.H. depuis 1946 et l’aile principale de cet édifice depuis 1965, à la demande de son propriétaire, l’écrivain Jules Romains. L’actuel propriétaire a racheté la propriété en mauvais état en 1992 et la restaure depuis cette date. Il a découvert un décor panoramique de 32 lés de papier peint en grisaille représentant le passage du chemin de fer entre Lyon et Saint-Etienne. Ce rare ensemble, provenant de la manufacture Pignet à Saint-Genies-Laval, exécuté vers 1840, a été classé au titre des Objets Mobiliers par arrêté du 26 mai 2000. Il est conservé dans une partie de l’orangerie construite au 19e siècle à proximité du corps de logis. L’édifice est tout à fait représentatif de ce type de construction : un long bâtiment, construit en tuffeau. Ici, le mur de fond aveugle sert de clôture sur la rue et le mur sur jardin est largement percé pour bénéficier d’un éclairage maximum. De larges baies cintrées s’ouvrent sur l’extérieur, et deux portes donnent accès à deux vastes salles. Un mur de refend les sépare, dans lequel était aménagé un système de chauffage, hors d’état de fonctionnement, qui laissait passer la chaleur par des petites trappes à ouverture modulable. Le papier peint panoramique est conservé dans la plus petite des deux salles, au-dessus d’un lambris à hauteur d’appui. Jules Romains, qui avait trouvé la salle déjà aménagée, y avait installé son cabinet de travail d’été.

Cité de Base Mérimée — immeubles protégés, sans modification.

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Sources et crédits