Château de la Nine

Boussan · XVII–XVIII · Château

Château de la Nine est un château situé à Boussan, Haute-Garonne, en région Occitanie. Les campagnes de construction relevées datent des 17e et 18e siècles. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques. Données issues de la base Mérimée du ministère de la Culture.

Fiche

Pays
France
Département
Haute-Garonne
Commune
Boussan
Siècles
XVII–XVIII
Protection
Monument historique inscrit
Référence
PA31000128

Extrait du registre

La date de construction du château de la Nine n’est pas connue avec exactitude. Les terres de Boussan ont été apportées en dot par Charlotte-Renée de Laroche de Fontenilles à Catherine-Emmanuel de Timbrune, comte de Valence à l’occasion de leur mariage en 1675. François de Laroche de Fontenilles (ca1615-1693), commandant en chef de la noblesse du Comminges, donne alors en dot à sa fille un tiers des co-seigneuries de Terrebasse, de Boussan et de Samouillan. La tradition familiale veut que le château ait été bâti pour son fils Catherine-Emmanuel de Timbrune, par Emmanuel de Timbrune de Valence trouvant le château féodal de Boussan trop vétuste. La famille de Timbrune de Valence conserve le domaine jusqu’en 1818, date à laquelle Cyrus de Timbrune (1757-1822) le vend à Jean-Dominique Laudet, négociant originaire de Mirande. Le château de La Nine est donné en dot à Julien Laudet (1828-1864) par son père Alexandre, lors de son mariage en 1856. Julien Laudet a été maire de Boussan et conseiller général du canton d’Aurignac de 1861 à son décès prématuré à La Nine en 1864. La propriété est ensuite acquise par Hugues Georges Thomas (1816-1886), rentier à Paris. A sa mort en 1886, Henri-Joseph Gaston de Lassus Saint-Geniès (Toulouse, 1851-Boussan,1896), avocat puis secrétaire général des Chemins de fer de l’Ouest Algérien, acquiert le château de La Nine. Partageant son temps entre Paris et l’Algérie, il acquiert cette propriété isolée entourée de bois pour conserver une attache dans la région toulousaine quand le château familial de Saint-Geniès-Bellevue échoit à son frère Pierre au décès de son père. Un inventaire après le décès de 1766 donne une description précise de toutes les pièces avec leur ameublement ainsi que des vergers. A cette date, le château est meublé et semble habiter régulièrement.

Cité de Base Mérimée — immeubles protégés, sans modification.

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Sources et crédits